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Salon des artistes français

Le Salon des artistes français

Un salon historique créé sous Louis XIV.
C’est depuis 1901 que le salon et l’association se sont établis au GRAND PALAIS, à Paris.

Sous le haut patronage de Monsieur Emmanuel Macron, président de la République,
Monsieur Didier Fusiller, Président de la Réunion des musées nationaux – Grand Palais,
Monsieur Bruno Madelaine, Président,
Les membres du comité,
Les artistes,

sont heureux de vous annoncer la 235e édition du Salon des artistes Français.

Il se tiendra du 19 au 22 février 2025 dans le cadre d’ART en CAPITAL.

Salon des artistes Français- Grand-Palais-Paris-Peintre-Peinture-Huile, Gissinger-Mariele

La toile que vous découvrirez lors de ce salon est : _ _ [masculin – Féminin]

Peinture à l’huile sur toile de lin.
Diptyque, dont la dimension de chaque toile est 100 x 81 cm.

Exposée en section peinture P178.

GISSINGER-Mariele-Masculin-Feminin-Diptyque-Peinture-Huile-artiste Alsace-France

Extrait de la démarche artistique :

La démarche artistique complète se retrouve en bas de page de cet article !

Ce diptyque _ _ [masculin – Féminin] s’intègre dans une série de peintures intitulée Et si … ? qui relie l’infiniment grand et l’infiniment petit, l’humain en relation avec le monde et avec son intériorité par le biais de représentations de la Terre. Au travers d’un symbolisme fort, cet ensemble interroge les relations de l’humain avec son « monde », la Vie et la société.
[…]

« J’ai plus aisément rapproché l’invraisemblable du vraisemblable, et j’ai pu donner une logique visuelle aux éléments imaginaires que j’entrevoyais ». Odilon Redon

[…]
Avec ce diptyque, ce sont deux représentations du monde à la fois similaires et contraires qui se confrontent l’une à l’autre. Notre planète appartient aux deux, mais elle est vue sous un angle différent : l’une flotte dans le cosmos, quand l’autre s’appuie sur le reflet de ses eaux, l’une dépasse l’idée de limite, quand l’autre oscille entre vie et mort, l’une apparaît comme la force violente, l’autre panse encore ses plaies alors qu’elle porte l’infini de la création en son sein. Cette confrontation de regards impossibles semble se laisser une opportunité de rencontre par le croisement de nos perceptions ; avec un pas de côté intérieur, qui permet de déplacer la perspective de notre vue sur la Terre, Masculin et Féminin s’allient entre terre et ciel.
Ainsi, si la force et la création apprenaient à s’unir, peut-être que les humains qui foulent notre planète pourraient enfin se construire au travers de l’équilibre si fragile mais essentiel qui nous permet d’avoir la tête dans les étoiles en gardant les pieds sur terre…

Informations pratiques :

Dates et horaires :

Vernissage :
du mardi 18 février 2025
sur invitation

Exposition ouverte au public :
du mercredi 19 au samedi 22 février 2025

Horaires d’ouverture :

  • mercredi 19 de 11h à 20h
  • jeudi 20 de 11h à 20h
  • vendredi 21 de 11h à 22h
  • samedi 22 de 10h à 18h

Lieu de l’exposition :

Lieu de l’exposition :
Grand Palais

7 avenue Winston Churchill, 75008 Paris

Métro : lignes 1,9,13 / stations : Franklin D. Roosevelt, Champs Élysées – Clemenceau

RER : ligne C / Station : invalides

Bus : 28, 42, 52, 63, 72, 73, 80, 83, 93

Lien vers le Salon des artistes français :

Retrouver toutes les informations sur le site du grand palais :

www.artistes-francais.com/le-salon

Démarche artistique

_ _ [masculin – Féminin]

Huile sur toile de lin
Diptyque, dimension de chaque toile : 100 x 81 cm

Ce diptyque s’intègre dans une série de peintures intitulée Et si … ? qui relie l’infiniment grand et l’infiniment petit, l’humain en relation avec le monde et avec son intériorité par le biais de représentations de la Terre. Au travers d’un symbolisme fort, cet ensemble interroge les relations de l’humain avec son « monde », la Vie et la société.

Avec ces toiles, les symboles traditionnellement utilisés pour décrire le masculin (_), le « mâle », et le féminin (_), la « femelle », sont repris dans leur composition respective. Chacun fait allusion à des symboliques millénaires, puisant à la fois dans les mythologies gréco-romaines et le monde médical. Le « masculin » se caractérise par un cercle et une flèche partant en haut à droite de celui-ci : représentation allégorique du bouclier et de la lance du dieu de la guerre, Arès ou Mars ; représentation d’une verge en érection pour le monde médical. A l’opposé, le « féminin » apparaît sous la forme d’un cercle associé à une croix centrée en dessous : représentation allégorique des attributs de la déesse de la beauté et de l’amour, Aphrodite ou Vénus, à savoir son miroir en cuivre et son « ceste », une ceinture qui offre les talents de séduction à qui la porte ; représentation du ventre de la mère par le cercle et de l’enfant par la croix pour le monde médical.
En confrontant ces deux symboles, c’est une suggestion de l’abîme qui se creuse entre deux visions du monde et de concevoir la Vie, que l’évolution genrée de nos sociétés et le contexte social actuel mondial n’ont de cesse de nous rappeler. Dans ce sens, les deux toiles sont à la fois reliées et séparées par un tasseau noir qui rend compte de manière oxymorique de ce croisement entre similitudes et contraires.

« J’ai plus aisément rapproché l’invraisemblable du vraisemblable, et j’ai pu donner une logique visuelle aux éléments imaginaires que j’entrevoyais ». Odilon Redon

La structure de chacune de ces toiles évoque des particularités pouvant être associées respectivement à l’homme et à la femme.
Masculin (_) laisse paraître l’ambition au-delà des frontières, associée à l’homme, avec une fusée à la forme phallique qui s’élance dans le cosmos. Le rapport d’échelle met en avant une quasi- « folie des grandeurs », avec une fusée trop grande pour la Terre dont elle s’élance.
Il nous parle de l’ambivalence de caractéristique que l’habitus semble avoir attribué à l’homme : et si cette ambition, ce dépassement de soi et des limites du possible n’amenait pas fatalement à une violence masculine ? Est-il encore possible de faire de la force et de la puissance l’outil d’un monde meilleur, plutôt que de les laisser s’ériger en violence, abus sexuels et physique, meurtres, guerres et oppressions ?
Féminin (_) se propose quant à lui au travers de la dualité vie/mort. Avec l’Océan Atlantique au centre de la représentation de la Terre, c’est la création qui est mise au cœur de cette peinture. Ici, l’eau prend une place prépondérante, qui renvoie aussi à l’image du liquide amniotique, berceau de la vie. C’est aussi un rappel du lien de l’eau terrestre avec la lune, permettant les marées, écho des cycles menstruels qui renvoient au mystère de la Vie et ce qu’il engendre de sensibilités.
En dessous de la planète, comme si elle la portait, une tombe placée entre mer et rochers s’offre au regard du spectateur. Celle-ci est double. D’une part elle est le miroir de la possibilité de donner la vie, avec ce que cela implique de souffrances et de proximité avec la mort pour la mère ou l’enfant. D’autre part, c’est la mise en lumière de ces filles et femmes qui sont tuées, violées, abusées, opprimées, dont le libre-arbitre concernant leur vie, leur corps et leurs idées n’a de cesse d’être mis à mort par nos sociétés.
Avec ce diptyque, ce sont deux représentations du monde à la fois similaires et contraires qui se confrontent l’une à l’autre. Notre planète appartient aux deux, mais elle est vue sous un angle différent : l’une flotte dans le cosmos, quand l’autre s’appuie sur le reflet de ses eaux, l’une dépasse l’idée de limite, quand l’autre oscille entre vie et mort, l’une apparaît comme la force violente, l’autre panse encore ses plaies alors qu’elle porte l’infini de la création en son sein. Cette confrontation de regards impossibles semble se laisser une opportunité de rencontre par le croisement de nos perceptions ; avec un pas de côté intérieur, qui permet de déplacer la perspective de notre vue sur la Terre, Masculin (_) et Féminin (_) s’allient entre terre et ciel.
Ainsi, si la force et la création apprenaient à s’unir, peut-être que les humains qui foulent notre planète pourraient enfin se construire au travers de l’équilibre si fragile mais essentiel qui nous permet d’avoir la tête dans les étoiles en gardant les pieds sur terre…

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